Les grands pianistes chinois de demain


Théâtre des Champs Elysées - Samedi 25 mai 2019 - 20 h

Ces dernières années ont vu l’émergence sur la scène internationale d’une nouvelle génération de pianistes chinois, pour certains très célèbres. Mais d’autres sont là, soutenus par l’Académie France-Chine. Créée par Zhu Xiao-Mei, l’Académie a vocation à permettre à de jeunes artistes chinois d’approfondir leur art en s’immergeant au cœur des cultures française et européenne. De grandes découvertes en perspective !

Alexander MELNIKOV, piano


Théâtre des Champs Elysées - Mercredi 27 mars 2019 - 20 h

Son cheminement auprès de Sviatoslav Richter, dont il est peut-être bien le plus authentique disciple, l’a profondément marqué. Son jeu combine les qualités les plus extrêmes, de la puissance à la couleur, de la fantaisie au sens inné de la structure des œuvres. Maîtrisant aussi bien les secrets des répertoires russe qu’allemand et français, Alexandre Melnikov donne enfin un grand récital au Théâtre des Champs-Elysées, avec trois compositeurs qui lui tiennent particulièrement à cœur : Schumann, Brahms et Debussy, dont il vient d’enregistrer les Préludes.

Simon Graichy


Théâtre des Champs Elysées - mardi 19 février 2019 - 20h00

HUMORESKEN
Schumann Humoresque op. 20
Etude en forme de variations sur le thème de l’Allegretto de la Symphonie n° 7 de Beethoven
Szymański Deux études pour piano
Alkan La chanson de la folle au bord de la mer
Gottschalk Morte !!, lamentation pour piano op. 60
Balakirev Islamey, fantaisie orientale op. 18

Interprète tout aussi à l’aise dans le grand répertoire que dans des pièces plus rares, Simon Ghraichy est un artiste bouillonnant de talent, de naturel et de sensibilité. A l’image des longues boucles brunes qui balayent son visage quand il joue, il affiche un style unique et un charme détonnant dans le paysage du classique. Français, de mère mexicaine et de père libanais, il porte en lui cette fraîcheur d’un parfum multiculturel qui lui colle à la peau. Artiste Deutsche Grammophon adulé par les publics du monde entier, en soliste ou en récital il affiche la même authenticité sur scène qu’en studio. Son programme de récital de ce soir sort des chemins habituellement empruntés en nous proposant de suivre le fil conducteur de l’Humoreske, première œuvre d’une belle aventure musicale qui nous réserve bien des surprises et des émotions.

Production Grandes Scènes Musicalta

 

Idil Biret, piano


salle Gaveau - 16 avril 2019 - 20h30

Le programme de ce concert chez Monsieur Croche comporte des résonances particulières pour Idil Biret : il marque le 70ème anniversaire de son arrivée à Paris !

Les deux œuvres de Bach sont les pièces que Idil a enregistré pour la RTF en 1949 et 1953.

Pour ce qui est de Schumann, Nadia Boulanger présenta Idil à Emil Guilels en 1957 lorsque ce dernier vint à Paris - et le grand pianiste russe invita immédiatement l'adolescente à faire une tournée en Union Soviétique.
Idil Biret est né à Ankara. Elle commence à jouer du piano à l'âge de trois ans et étudie plus tard au Conservatoire de Paris sous la direction de Nadia Boulanger. Elle obtient son diplôme à l'âge de quinze ans avec trois Premiers prix. Son premier grand concert a eu lieu à Bruxelles en 1959 avec l'Orchestre National de Belgique, auquel participait la reine Elisabeth de Belgique qui l'avait rencontrée enfant à Paris chez Nadia Boulanger. Elle a été l'élève d'Alfred Cortot et de Wilhelm Kempff avec qui elle donna un concert au Théâtre des Champs-Elysées à Paris en 1953 à l'âge de onze ans, interprétant le Concerto pour deux pianos de Mozart.

Elle entame sa carrière de soliste à l'âge de dix-sept ans avec des orchestres majeurs dans les principaux centres musicaux du monde : Boston Symphony Orchestra, Leningrad Philharmonic, Gewandhaus de Leipzig, Orchestre National de France, London Symphony, Orchestre Philharmonique de Varsovie, et sous la direction de chefs tels que Erich Leinsdorf, Pierre Monteux, Hermann Scherchen, Gennadi Rozhdestvensky, Rafael Frühbeck de Burgos, Kazimierz Kord, Antoni Wit. Elle participe aux jurys des plus grandes compétitions internationales et a reçu le Prix commémoratif Lili Boulanger à Boston, la médaille d'or Harriet Cohen / Dinu Lipatti à Londres, la Croix de Chevalier de l'Ordre du Mérite Polonais, le Prix Adélaïde Ristori en Italie, le Chevalier de l'Ordre national du Mérite et la distinction d'Artiste d'Etat en Turquie.

Ses plus d'une centaine de disques depuis les années 1960 comprennent les premiers enregistrements des transcriptions de Liszt des neuf symphonies de Beethoven pour EMI qu'elle enregistre à l'église de Chamoni Gistoux en Belgique en 1986. Idil Biret a bâti une discographie gigantesque, consacrée aux compositeurs les plus divers, de Bach à Boulez en passant par Schumann, Ravel Hindemith et Ligeti. Un coffret intégral de 130 CD regroupant l’ensemble de ses enregistrements est paru en 2018. Son enregistrement des Sonates de Boulez a obtenu le Diapason d’Or de l’année en 1995 – et la même année, elle recevait le Grand Prix du Disque Frédéric Chopin en Pologne à Varsovie pour son intégrale Chopin chez Naxos

Kun Woo Paik, piano


salle Gaveau - 22 mai 2019 - 20h30

CHOPIN

Impromptu n° 2 Op. 36 en fa# mineur

Nocturnes :
n°5 Op. 15 n°2, n°7 Op. 27 n°1, n°4 Op. 15 n°1 , n°13 Op. 48 n°1, n°16 Op. 55 n°2 , n°10 Op. 32 n°2

Polonaise-Fantaisie Op. 61 en la bémol Majeur

Valses :
Op. 34 n° 3, Op. 70 n° 1,  Op. 18 n° 1

Ballade n°1 Op. 23 en sol mineur
Kun Woo Paik a donné son premier concert à l’âge de 10 ans dans le Concerto de Grieg, aux côtés de l’Orchestre National de Corée. À 15 ans, il part à New-York pour étudier avec Rosina Lhevinne à la Juillard School. Il suivra aussi les classes d’Ilona Kabos à Londres, de Guido Agosti en Italie et travaillera avec Wilhelm Kempff. Sa carrière internationale commence véritablement par un récital au Lincoln Center de New-York ( Intégrale de l’œuvre pour piano de Ravel) et des débuts avec orchestre à Carnegie Hall.

Depuis, Kun Woo Paik a collaboré avec les plus grands chefs ( Zubin Mehta, Lorin Maazel, Mariss Jansons, Long Yu, Sir Neville Marriner, Eliahu Inbal, Wolfgang Sawallisch, Jiri Belohlavek, Vladimir Jurowski, Dimitri Kitaenko, Paavo Järvi, Ivan Fischer…) et les orchestres les plus prestigieux ( Philharmonique de New York, Philharmonique de Saint-Pétersbourg, BBC, Symphonique de Londres, Paris, National de France, Symphonique de Berlin, Philharmonique d’Oslo, Rotterdam, RAI de Turin, English Chamber, Philharmonique de Varsovie…

Ses récents engagements l’ont notamment conduit à Carnegie Hall, à La Scala, à Saint-Pétersbourg pour une intégrale des Concertos de Rachmaninov, à Tokyo, Pékin, Shanghai… et à participer à de nombreux Festivals en France, Italie, Espagne… Kun Woo Paik a enregistré de très nombreux disques : Scriabine, Liszt, Moussorgski, Rachmaninov (intégrale des Concertos). Son intégrale des Concertos de Prokofiev a été saluée d’ un Diapason d’Or de l’année et par le Prix de la « Nouvelle Académie du Disque ». Il également enregistré Chopin ( Intégrale de l’œuvre pour piano et orchestre), et Fauré (Decca), ou une intégrale des Sonates de Beethoven. Plus récemment, il a dédié à Schubert un enregistrement publié par Deutsche Grammophon. Son prochain disque à paraître est consacré aux Mazurkas de Chopin.

Pavel Kolesnikov, piano


D STEINWAY 589


salle Gaveau - 6 février 2019 - 20h30

Une voix très singulière dans le piano contemporain. Maîtrise pianistique et rare subtilité. 

BRAHMS : 3 Intermezzi, Op. 117

BEETHOVEN : Sonate n° 4, Op. 7

TCHAIKOVSKI : Natha-Valse, Op. 51/4, Polka Op.51/2, Passé Lointain, Op.72/17

COUPERIN : Suite en la majeur, Pavanne en fa# mineur

Pavel Kolesnikov est né en Sibérie dans une famille dont les membres sont des scientifiques. Il a étudié à la fois piano et violon pendant dix ans, avant de décider de se concentrer uniquement sur le piano. Il suit des études au Conservatoire d'État de Moscou avec Sergey Dorensky, puis avec Norma Fisher au Royal College of Music de Londres et à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth de Bruxelles avec Maria João Pires, grâce au soutien de M. Christopher D. Budden, de la RCM Scholarship Foundation, et de la Hattori Foundation. Au cours de ses études, il a reçu la Médaille Milstein et la Bourse Benjamin Britten du RCM, créée par la Philip Loubser Foundation.

Depuis 2012, Pavel s'est produit à travers le monde, notamment au Zankel Hall du Carnegie Hall, au Konzerthaus de Berlin, au Wigmore Hall de Londres, au Melbourne Recital Centre, au Saitama Theatre de Tokyo et Louvre Auditorium à Paris. Au lendemain de ses débuts à Wigmore Hall en janvier 2014, The Daily Telegraph a commenté son concert comme «l'un des événements londoniens les plus mémorables depuis longtemps».

Pavel a fait ses débuts aux BBC Proms en 2016 en interprétant le deuxième concerto de Tchaikovski sous la direction de Ilan Volkov, et y a été ré- invité en 2017 à y donner un récital Chopin. Il poursuit une carrière en récital, musique de chambre et en soliste avec des orchestres tels que le Royal Philharmonic, la BBC Philharmonic, les orchestres nationaux en Russie, les orchestres de Birmingham, Toronto, BBC, le Czech National et l’Orchestre Philharmonique des Flandres.

Après un extraordinaire album « live » capté en 2012 lors du Concours International de Piano de Honens, le premier disque en studio de Pavel Kolesnikov a été consacré chez Hypérion aux Saisons de Tchaikovski, un enregistrement qui a été acclamé par la critique. Son deuxième album, consacré aux Mazurkas de Chopin a remporté un Diapason d'Or et une nomination au Gramophone Awards.

Pavel Kolesnikov est un artiste complet. Il a une vision de l’Art, de l’expérience artistique comme globale - davantage que par des activités isolées. La peinture et la photographie sont également des domaines dans lesquels il s’épanouit et où il est érudit, ainsi que la mode… et la parfumerie. Pavel est un collectionneur avisé de parfums. Sa collection comporte des spécimens qui remontent au début du XXe siècle !

Pavel Kolesnikov enregistre pour le label britannique Hyperion Records. Il a déjà publié des enregistrements consacrés à Chopin (Nocturnes), Louis Couperin, Tchaikovski qui ont été salués et récompensés par la presse.

Kit ARMSTRONG, piano


Théâtre des Champs Elysées - Lundi 14 janvier 2019 - 20 h

Le Mozart espiègle de la Sonate « Alla turca » mais aussi celui de grandes œuvres tragiques comme la Sonate en do mineur ou la méconnue Fantaisie en fa mineur, le Haydn malicieux du Capriccio en do majeur mais aussi le Haydn le plus profond – celui des Variations en fa mineur – qui déjà regarde vers le romantisme, avec pour commencer Carl Philip Emmanuel Bach dont Mozart disait : « Il est le père, nous sommes des enfants ». Le disciple d’Alfred Brendel, prodige absolu du piano, fait revivre pour nous trois des plus grands compositeurs de leur temps dans un fascinant jeu de miroirs.

Véronique Bonnecaze, piano


C Becstein 212


France-Amérique - 14 janvier 2019 - 19h30

F. LISZT
La vallée d'Oberma, Au bord d'une source, Orage (Années de pélerinage - La Suisse) Nuage gris

C. DEBUSSY
Le vent dans la plaine, Les collines d'Anacapri, Des pas sur la neige, Ce qu'à vu le vent d'Ouest (Préludes livre)
Poisson d'Or (Images 2ème série)
L'Isle joyeuse

Martial Solal


Salle Gaveau - 23 janvier 2019 - 20h30

Martial Solal improvisateur

Dans cet texte, le compositeur André Hodeir décrit l'Art de l'improvisation de son ami et complice Martial Solal...

La première constatation, la plus évidente, est la marque personnelle qu’imprime l’artiste à sa production. Aucune erreur d’identification n’est possible : on sait que c’est Solal. Pas seulement Solal jouant de l’Ellington ou du Gershwin– ou, plus exactement, par-dessus Ellington ou Gershwin- mais Solal se jouant lui-même, aussi reconnaissable dans le non-écrit quele serait une page de Chopin ou de Scarlatti.

Les récitals de piano de Martial Solal se distinguent par la spécificité du programme, puisqu’il s’agit de récitals d’improvisation conçus à partir de thèmes de jazz appartenant au répertoire courant – ceux qu’on appelle « standards » re-visités par un maitre de l’expression musicale spontanée.

Ensuite il y a le degré de perfection que le virtuose atteint dans cet exercice qu’il s’impose. Une technique instrumentale, qu’admirent plus d’un concertiste «classique », est mise au service d’une discipline intellectuelle rare chez un improvisateur. Les ressources du piano sont inventoriées, l’instrument est exploré de fond en comble.

Et puis encore, l’imagination sans cesse à l’affût, l’inventivité. A l’inverse de Thelonius Monk, qui tirait parti de ses insuffisances pianistiques et visait à l’épure par la réduction du matériau, Solal, servi par des doigts infatigables, repousse les limites de la paraphrase, cultive la diversité et introduit la profusion. Sa vitesse dépensée, peu commune (même parmi les grands improvisateurs), lui permet d’élaborer, au fil du discours, tout un peuple de figures inattendues, elles-mêmes génératrices d’autres figures . On pense à ces films d’animation de Norman Mc Laren dans lesquels, nés d’un simple cercle ou rectangle, les objets les plus étranges envahissent l’écran, par un processus d’auto-engendrement, en une prolifération indéfinie. Du thème traité, Solal révèle, ici et là, des aspects cassés, tronqués, dispersés, qu’il donne à voir dans des miroirs brisés, souvenirs des premiers tableaux cubistes. Rien ici n’est gratuit, les plus folles digressions sont fermement contrôlées.

Martial Solal apparaît à tel point improvisateur, pur créateur de l’instant, qu’il est tout près de réaliser ce type d’ « improvisation composée »auquel rêvaient le Stravinski de Petruchka, le Debussy de Jeux et le Schoenberg des Cinq Pièces. Les accidents et les illuminations de ses parcours pianistiques font de lui, actuellement, le premier compositeur de jazz dans le monde.

André HODEIR

Grigory Sokolov, piano


D 261 STEINWAY


Théâtre des Champs Elysées - mardi 18 décembre 2018 - 20h00

Le traditionnel rendez-vous annuel de Grigory Sokolov, « planète sans orbite ni satellite »

Beethoven
Sonate op. 2 n° 3
Onze Bagatelles op. 119
Schubert

Quatre Impromptus, op. posth. 142 D. 935

Sokolov fait plus que simplement jouer la musique des autres : il la recrée. Ainsi, il dépasse le clivage traditionnel (et un peu dépassé) entre interprètes serviteurs, qui s'effacent devant la partition écrite, et interprètes prédateurs, qui se l'approprient. Sokolov nous fait passer sur un autre plan, où il devient impossible de démêler ce qui relève du compositeur et de son exécutant. Ce faisant, il devient vain de comparer son interprétation à celle de Richter, Rubinstein, Brendel ou Pollini, ce que nous autres critiques musicaux sommes toujours prompts à faire. Il est tout simplement ailleurs, un monde en soi, une planète sans orbite ni satellite.
Christian Merlin - Le Figaro 12 décembre 2018

Jeanine Roze Production